Mon cadeau de Noël

Mine de rien, il y a un peu plus de deux ans que j’ai commencé ma série de science-fiction érotique. Je m’étais tout de suite sentie très inspirée, et j’ai entrepris l’écriture de certains dérivés de la série, dont un se passe à Noël. Un Noël où toutes les Aspirantes, rien de moins, sont tenues de mettre la main à la pâte dans une activité de financement très spéciale…

Écrire les quatre tomes actuel a été plus difficile que je ne l’aurais cru, alors la sortie de ce spécial érotique des fêtes a été repoussé deux fois. Mais il n’y a pas de raison valable que je ne vous en fasse pas découvrir un petit morceau en attendant, peut-être, l’an prochain. Il n’est ni corrigé ni révisé, alors soyez indulgent.

Sur la scène, deux soldats virent tirer Annie sans le moindre ménagement. Ils fixèrent des chaînes à ses chevilles et ses poignets puis la traînèrent vers le sapin décoré. Ils l’attachèrent à l’arbre. Les branches rugueuses venaient égratigner son dos et ses fesses.
« Qui avait acheté cette jeune aspirante? »
Un homme se leva, et Craggs l’invita à le rejoindre sur scène. Rhys, qui devait désormais lui servir d’esclave, alla le chercher et le guida vers l’arbre en le tenant par la taille. Elle glissa sa cravache dans les mains de l’heureux individu.
Stella sentit les grosses mains du père Noël caresser ses seins, gênées par les pinces à linge qui y étaient toujours accrochées. « Est-ce que ça fait mal?
— Oui.
— Veux-tu que je les enlève?
— Seulement si c’est ce que vous voulez. »
Elle feignit ne pas s’intéresser à la réponse du général et porta son regard sur la pauvre Annie. Son « propriétaire » avait en main la cravache de Rhys, et cette dernière guidait ses mouvements dans un jeu qui consistait à détacher les pinces une à une d’un coup sec. L’homme était maladroit et frappait la plupart du temps directement sur la peau nue. Une pince finit par se détacher. Annie poussa un bref cris de douleur et se tordit au point de fortement secouer le sapin.
« C’est vrai que plus elles sont là longtemps, plus elles font mal?
— C’est vrai, Père Noël.
— Alors j’attendrai. »
En comparaison des coups de fouet, les pinces n’étaient que des chatouilles, et Stella les sentait à peine. Ce qu’elle ressentait en revanche, c’était un désir impérieux, moitié dû aux effets de la drogue mystérieuse placée dans la canne, moitié à l’humiliation publique qu’elle venait de subir. Le général était un homme puissant; un mot de lui, et sa carrière de pilote était assurée. Aussi, elle voulait lui plaire tout en se montrant déterminée.
Le maître d’Annie gagnait en hardiesse. Les épingles sautaient maintenant par groupes, souvent avant qu’Annie n’ait pu reprendre son souffle. Stella se mit à caresser plus vite le sexe de son général qui, n’y tenant plus, couvrit sa chatte de sa main droite. Elle gémit. La torture qu’Annie subissait sur scène l’excitait. Elle n’y prenait pas plaisir, mais elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer à sa place, exposée à tous et utilisée sans égard. Quand le général trouva son clitoris, elle se mit à gémir.
« La douleur, ça t’excite?
— Parfois, Père Noël.
— Qu’est-ce qui t’excite, dis-moi? »
Elle se tourna vers lui et l’embrassa à travers sa barbe artificielle. Le faux nez de Stella butta contre la joue et lui fit mal, mais elle continua jusqu’à ce qu’elle sente la langue du général pénétrer sa bouche. Le colonel ne l’embrassait jamais. Pour elle, il pouvait avoir des mots doux, parfois tendres, mais ses gestes étaient le plus souvent cruels. Dans sa main, elle sentit le pénis grossir encore, atteindre un diamètre considérable. Elle le voulait en elle tout de suite, mais elle savait devoir attendre. Il fallait qu’il  se souvienne d’elle. Si elle ne l’accrochait pas solidement avec qu’il ne se glisse en elle, il l’oublierait dès qu’il aurait finit de s’essuyer.
« Regarde! »
Sur la scène, Rhys s’était agenouillée devant son maître et excitait son membre des mains et de la bouche. Jamais Stella n’avait vu la sergente prodiguer la moindre faveur sexuelle à un homme. L’autre continuait à frapper Annie, mais plus doucement; il avait compris que la plus grande douleur venait des pinces elles-mêmes, qui saisissaient toujours un minuscule morceau de peau en se détachant. Il semblait prendre plaisir aux hurlements et aux spasmes de la pauvre Annie.
Regrettait-elle d’avoir volontairement prit la place de Stella? Peut-être aimait-elle cela? Stella en savait bien peu sur cette fille. Quoi qu’il en fut, elle préférait sa position. La main gauche de son général avait trouvé sa poitrine et la massait durement. Le spectacle le rendait fou. Il heurta du doigt l’une des pinces, ce qui agita le petit grelot et donna un frémissement à Stella.
Cet accident sembla lui donner des idées. Sans cesser de masser le clitoris de Stella, il frôla de son autre main toute la rangée de pinces, émettant des tintements clairs. Les gens des tables voisines leur jetait parfois un œil pour voir d’où provenait la musique. Quand elle sentit les gros doigts du général pénétrer en elle, Stella reposa sa tête sur l’épaule du général et commença à lui mordiller le cou. Les tintements cessèrent un moment; le Père Noël avait besoin de sa main pour descendre sa braguette, libérer son sexe qui ne tenait plus à l’intérieur. Stella empoigna son avenir et entrepris de le caresser doucement.
Annie avait enfin été débarrassée de ses pinces. Les grelots reposaient à ses pieds, inertes, alors qu’elle s’agitait dans tous les sens, comme pour évacuer les éclairs de douleur qui parcouraient sa peau. Son maître se désintéressait d’elle désormais, occupé qu’il était à regarder une officière sucer en public son sexe tendu. Ne sachant que faire de ses mains et de cette cravache à laquelle il avait pris goût, il commença à frapper les fesses de Rhys, spectacle incongru qui remplit Stella d’aise.

Crédit images Yanin Ponce.

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