Dr Medusa, épisode 7 d’Escadron Bio SE

Il a fallu un moment pour l’annoncer, mais le septième épisode de la ma série de science-fiction érotique Bio Super Élite devrait sortir vers la fin de ce mois. Cet épisode va marquer l’arrivée d’un personnage marquant: le Dr Medusa, une mutante énigmatique dotée de pouvoirs insoupçonnés. Sera-t-elle pour Stella une alliée ou une ennemie?

Voici la couverture, pour le moment.

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Et, pour vous faire patienter, voici un petit extrait. Comme d’habitude, il n’a pas été édité.

Tout en se rendant au bloc B, Stella éprouvait une sensation d’invisibilité. Des ingénieurs par centaines travaillaient sur des armures de convertis et des pièces d’armements grosses comme des voitures, et pas un seul ne lui prêta la moindre attention. En s’engageant dans les escaliers métalliques, elle s’attendait à tout instant à ce qu’on lui demande des explications, mais elle atteignit le sommet sans difficulté. En un sens, c’était libérateur ; toute sa journée au centre, elle se sentait surveillée. On pouvait la punir pour un fil qui dépassait, littéralement.
Elle arriva devant une porte, la poussa. La lumière aveuglante et la vague de chaleur ne pouvaient tromper : elle avait trouvé le toit. Une main sur les yeux, elle avança.
Elle ne pourrait pas se coucher là, sur ce toit brûlant, sous peine de cuire comme un steak. Il devait y avoir un endroit plus commode, où les métisses avaient l’habitude de s’installer. En contournant la sortie, elle sursauta en apercevant une femme déjà étendue sur une large couverture de toile, nue comme au premier jour. Elle la reconnut à sa peau très foncée, vert épinard, et à son visage décidé.
La capitaine Summer Dorman ouvrit un œil.
« Oui ?
— Pardon, capitaine. Je ne voulais pas vous déranger. Je vais repasser.
— Tu m’as déjà dérangée. Qu’est-ce que tu viens fabriquer sur le toit ?
— Medusa m’a prescrit un bain de soleil, capitaine.
— Alors, prends un bain de soleil. Allez, je vais te faire une place. »
Dorman se redressa et s’écarta. Stella hésita un moment, puis commença à se déshabiller. Par réflexe, elle plia soigneusement chaque pièce de vêtement.
« Je ne me souviens pas t’avoir vue. Tu n’es pas une cadette ?
— Aspirante seulement, capitaine.
— Je t’en prie ! Tu vois un uniforme ? Ici, nous sommes toutes égales. Laisse aussi tomber le “vous”. Si tu as de la chance, tu auras toutes les occasions de monde de me faire des courbettes. Moi, si je grimpe jusqu’ici, c’est pour oublier le protocole. Tu as de la crème solaire ? »
Stella fit signe que non. Elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle aurait pu en dénicher. Dorman lui en tendit un tube.
« Tu es bien trop blanche pour t’en passer, petite. Comment t’appelles-tu, au juste ?
— Stella, capi…
— Summer. Appelle-moi Summer. Sinon tu me feras trente pompes. Mets-en bien partout. »
Stella fondait sous le regard insistant de la capitaine. Encore une fois, elle se sentait surveillée, jugée. Pourquoi devait-elle la fixer ainsi ? En appliquant le baume aux endroits les plus délicats de sa peau, elle ressentit un frisson qu’elle espérait de tout son cœur être parvenue à cacher.
« Stella… Tu es cette aspirante que Rhys a envoyée à Orion ? Contente de te rencontrer. Allez, viens par ici, donne-moi ça. »
Stella s’assit à son tour sur la couverture. Alors que Dorman lui reprenait le tube d’écran solaire, elle se recroquevilla, cachant sa poitrine contre ses cuisses qu’elle tenait serrées entre ses bras. Les mains de la capitaine s’affairaient à lui appliquer le baume dans le dos et sur les épaules.
« Tu devrais cesser de te teindre les cheveux. Ici, les métisses n’ont pas à avoir honte de ce qu’elles sont. Tout le monde sait qu’elles deviennent les meilleures pilotes. »
Dorman s’étendit à nouveau à côté d’elle, de tout son long, ses muscles sinueux luisants à la lumière éclatante. De toutes les pilotes, c’était la plus connue. Stella se força à se déplier, puis chercha à se détendre. La brûlure du soleil commença à l’étourdir.
« Au début, ça ne te fera pas grand-chose. Quand ta peau sera bien verte, en revanche… Moi, chaque année, je vole vers une île tropicale, où on peut être nue sur la plage. Je passe une semaine à poil, et je ne mange qu’une fois par jour. Ça me recharge les batteries. »
Stella ressentait une panique sourde à l’idée de devenir toute verte, sa hantise depuis toute petite. En même temps, c’était libérateur. De toute manière, l’entraînement exposait de larges pans de sa peau, qui avait pris par endroit une teinte verdâtre. Mieux valait sans doute y aller franchement. Profiter de l’effet bienfaisant de la photosynthèse.
« Réveille-toi.
— Hum ?
— Tu t’es endormie. Je te laisserais bien roupiller, mais te retourner toutes les quinze minutes. C’est mieux. »
Stella obéit et se coucha sur le ventre. Elle n’avait pas conscience de s’être assoupie. En même temps, cela n’avait rien d’étonnant, après la nuit que lui avait fait passer Rhys.
« Tu permets ? »
Sans attendre sa réponse, Dorman commença à lui appliquer de la crème solaire sur les fesses et à l’arrière des cuisses, endroits négligés. Stella était pétrifiée, soucieuse de ne pas contrarier une femme aussi importante. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander si la capitaine n’avait pas des intentions particulières à son égard. Y avait-il, dans toute la base, un seul officier qui ne voulait pas la baiser ? Elle n’éprouvait aucune attirance pour Summer Dorman, seulement une crainte respectueuse, mais, alors que ses doigts glissaient sur la peau délicate entre ses cuisses, Stella se prenait à espérer qu’elle aille plus loin.

Je ne peux pas encore dire quand cet épisode sera offert à la prévente. Le mieux est sans doute de vous inscrire à la liste de diffusion.

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  • Ils ont lu…

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    La plume de l’auteure est telle qu’elle nous entraîne à chaque page dans un délice d’émotion et de fantasme qui nous laisse des soupirs rêveur. Il y a très peu d’auteurs de nouvelles érotiques qui arrivent à me combler, mais Annie May, elle a tout en sa faveur, l’écriture, l’imagination, tout. Je vous conseille vivement cette saga !
    L’imagination débordante de l’auteur nous livre encore une fois un épisode brûlant, sensuel, suave, d’un érotisme puissant.