Dr Medusa S1E7s1- science-fiction érotique

BioSE: Les Aspirantes S1E7 Dr Mesusa

J’ai débuté en 2013 la série de science-fiction érotique Bio SE : Les Aspirantes. Après six épisodes, malheureusement, j’ai vécu une panne d’énergie et de motivation qui m’a fait négliger cette série que j’aime et qui m’a valu les encouragements de beaucoup de lecteurs et de lectrices.

Je n’ai jamais eu l’intention de l’abandonner, mais je traîne un sentiment de culpabilité envers mes lecteurs et lectrices et surtout envers moi-même. Parce que j’ai le sentiment que je vous dois beaucoup, et parce que publier ces histoire m’a fait un bien fou, je vais publier ce que j’ai écrit du sixième épisode ici même, sur ce blogue, sans demander de contrepartie, en accord avec les Éditions les Chemins obscurs.

Peut-être que cela me donnera la force de terminer cet épisode au moins.

Il s’agit d’une version brute, non relue et non corrigée. N’hésitez pas à me signaler les fautes, les coquilles et les lourdeurs de style. Je vous remercie de me lire et je vous remercie d’avance de vos commentaires.

Un Réveil matinal

« Oh ! Oui, mon colonel ! »

Le gentil colonel se trouvait sur Stella. Il laissait courir sa bouche sur son cou, la base de son visage, le lobe de ses oreilles, avant de l’embrasser encore, fougueusement.

« Tout ce que Cruzita a dit était un mensonge. Je n’aurais jamais dû te laisser partir avec elle. »

Leurs bouches se lièrent. Le gentil colonel n’avait rien à se faire pardonner. Le gentil colonel ne pouvait lui cacher son amour ni son désir. Son bélier fougueux butait déjà à la porte, et Stella le supplia d’entrer. Il se glissa en elle doucement, d’un seul long mouvement, et elle se sentit pleine de son amour.

Elle agitait ses doigts timidement, retenant ses gémissements, tâchant même de ne pas trop remuer les draps. Elle était entourée de filles, dans le grand dortoir.

« Je suis désolé de t’avoir offerte à tous ces hommes. »

Dans ses fantasmes, le gentil colonel s’excusait sans arrêt. Elle n’aurait su dire pourquoi. Elle aurait aimé moins d’excuses et plus de force, mais le gentil colonel ne pouvait pas soulever son bassin pour la prendre à moitié suspendue en l’air, ni tirer ses cheveux en la prenant par-derrière. Elle enfonça deux doigts en elle pour lui donner une chance, tout en massant de la main gauche son clitoris tout épanoui.

Le gentil colonel n’aurait pas dû parler de cette soirée. Elle ne pensait plus du tout à lui, maintenant. Elle se revoyait prise par Benedict, devant toute une assemblée de curieux, pendant qu’un inconnu entrait dans sa bouche sans lui demander son avis, et qu’elle s’employait à lui arracher des larmes de plaisir. Le souvenir de l’ivresse s’était distillé avec les jours. Les manques de la mémoire en avaient retiré la peur et la honte, et ne restait plus à Stella que cette farouche sensation de l’orgasme conquérant, libre et pur, et le bonheur d’être admirée, désirée, par plusieurs personnes.

lle sentait son humidité s’écouler entre ses doigts. Surtout, ne pas tacher les draps. Ou si. Elle devait se concentrer, oublier le dortoir. Toutes ses collègues devaient bien faire comme elle, une fois de temps en temps, et s’amuser toutes seules. Elle était si près de la jouissance. La foule. Dans tous ces souvenirs, c’était celui de la foule qui l’excitait le plus.

Ses jambes étaient ouvertes à leurs regards. Le colonel tenait sa main. Pas le gentil, le vrai. Il tirait sa jupe vers le haut, que tous puissent bien voir sa chatte. Elle avait rasé son sexe en pensant à lui, ce jour-là. Elle voulait être bien douce et bien nue pour lui, et voilà qu’il l’exposait, et qu’il ordonnait à Aki Rhys de la lécher juste là, quand tout le monde les regardait. Rhys l’avait caressée mécaniquement, interprétant son rôle sans plus, mais le fantasme joue de drôles de tour. Tout à coup, la langue de cette femme excitait Stella plus que les queues de dix hommes. Ce fut le souvenir de Rhys qui mena Stella à l’orgasme.

« On dirait que j’arrive au bon moment. »

Le corps brûlant de Stella se glaça tout à coup. C’était bien la voix de Rhys qu’elle venait d’entendre. La vraie. Elle regarda l’horloge. Une heure et quart. Toutes les filles dormaient encore autour d’elle.
« À quoi pensiez-vous, aspirante ? À moi ? »

Était-ce un hasard ou un cauchemar ? Stella savait bien que l’intimité n’existait pas vraiment sur la base, mais pas au point que les sous-officiers puissent venir fouiller vos fantasmes. Elle cherchait encore une réponse, quand la sergente arracha les draps et les jeta à terre. Stella n’eut que le temps de retirer ses doigts encore tout mouillés.

« Debout. »

Stella n’osait pas poser les questions qui lui brûlaient les lèvres. Elle ne pouvait imaginer ce qui motivait ce réveil nocturne pour elle seule, à part une seule chose : Rhys savait tout. Quand Stella avait quitté précipitamment la fête, elle avait mécontenté le colonel, et il avait tout raconté à la sergente. Ou peut-être que Rhys avait tout compris toute seule. Elle se leva en vitesse et se mit au garde-à-vous.

« Procédure habituelle. Vous avez deux minutes pour vous habiller et faire votre lit. Ne réveillez pas les autres. »

Était-ce l’heure tardive, ou le regard de Rhys qui ne la quittait jamais, mais Stella trouva l’opération encore plus difficile qu’à l’habitude. Elle n’était jamais parvenue à respecter entièrement le temps prescrit et, n’eût été les autres filles, elle aurait été certaine que c’était impossible, que c’était une demande farfelue destinée à les humilier davantage. Elle commença par s’habiller. Dans sa hâte, elle sera ses bottes trop fort. Au moins, Rhys ne pourrait rien lui reprocher à ce chapitre. Elle passa ensuite sa jupe, histoire de cacher sa chatte encore tremblante.
Elle acheva de s’habiller sans trop de mal. Le lit était une autre affaire. Chaque fois qu’elle aplatissait un pli, il en apparaissait deux autres. Rhys se mit à taper du pied.

« Ça suffit, aspirante. On va jouer à un jeu, vous voulez bien ? Pour chaque faute que je vous trouve, vous enlevez un morceau. »

Stella devinait sans mal comment ce petit jeu allait se terminer. Elle allait encore se retrouver à courir dans toute la base en uniforme d’Ève. Au moins, à cette heure-là, il n’y aurait pas encore grand monde. Et après, qu’est-ce que ce serait ? L’entrainement dans le désert sans doute. En plein milieu de la nuit, comme ça, la température devait avoisiner le point de congélation. Le genre de ballade que Rhys affectionnait.

« Juste d’ici, je peux voir un bout de botte qui manque de cirage. Allez, on retire les bottes. »

Stella obéit sans discuter, mais l’angoisse venait de la saisir. Courir nue dans le froid glacial passait encore. Au pire, elle mourrait là et tout serait terminé. Mais sans bottes ? Elle aurait les pieds ensanglantés en un rien de temps. Elle ne pourrait plus courir, plus marcher. On la foutrait dehors sans une hésitation, maintenant que le colonel ne la protégeait plus.

« Votre t-shirt est froissé. Visiblement, il n’a pas été plié correctement. On enlève. Et retirez aussi les chaussettes, c’est ridicule. »

Au moins, ça ne traînait pas. Il ne restait plus à Stella que son soutien-gorge et sa jupe.

« Ça me sidère. Toujours pas capable de faire un lit qui a la moindre allure. Regardez ça : le drap touche le sol de ce côté. »

Impossible de nier. Si être un bon soldat consistait à savoir faire son lit, Stella n’avait pas ce qu’il fallait, surtout vers une heure du matin. Elle attendit que Rhys lui dise quel morceau enlever. La sergente s’approcha d’elle au point de frotter l’étoffe rude de son uniforme sur la peau délicate de la jeune fille. Elle passa les mains dans son dos, dégrafa le soutien-gorge. Stella le laissa choir sur le sol.

« Ramassez ça. Je veux que tout soit bien rangé sur votre lit. Je vais vous faire une formation particulière, vous allez voir. »

Stella se pencha. Ce n’était pas la première fois qu’elle se déshabillait devant Rhys, mais la sergente semblait encore plus féroce que d’habitude. La nudité la rendait plus vulnérable, et c’était sans doute ce que l’autre cherchait. Alors qu’elle ramassait le vêtement, elle sentit des mains glaciales remonter sa jupe et glisser sur sa peau gonflée. Les doigts de Rhys décrivirent des cercles rapides, et Stella eut honte de son humidité si évidente. Elle esquissa un mouvement pour se dégager, mais Rhys l’agrippa par le cou et la força à s’accroupir comme un animal. « On se rebiffe, aspirante ? Ça mérite une petite punition. »

Stella entendit le déclic du bouton de sa jupe et la sentit descendre le long de ses cuisses. Maintenant complètement exposée, elle savait que Rhys pouvait jouer avec elle à sa guise. Stella aurait peut-être eu la force de l’arrêter quand elle avait encore le soutien du colonel. Maintenant, elle devait se soumettre ou renoncer au pilotage. La sergente enfonça deux doigts dans son intimité rendue si accueillante par ses jeux nocturnes.

« Voilà, ma belle. Ce n’est rien qu’une inspection régulière. »

D’ailleurs, avait-elle vraiment envie de l’arrêter ? Depuis la soirée, depuis qu’elle avait joué avec le corps d’une Rhys impuissante, Stella ressentait une étrange culpabilité.

Rhys faisait exprès pour la stimuler. Le plaisir revenait doucement. Stella sera les lèvres. Cette nuit-là, Rhys n’avait pu la voir — seulement l’entendre. Si elle gémissait, la sergente reconnaîtrait ses plaintes.

« C’est assez pour le moment. Plie tes vêtements et place-les sur ton lit. »

Stella obéit le plus qu’elle le put, presque déçue que les caresses se soient arrêtées. Elle se replaça au garde-à-vous et attendit.

« Ouvre la bouche »

Rhys la força à sucer ses doigts encore couverts de sa sève, pendant qu’elle laissait tourner son autre main juste au-dessus de son clitoris. L’humiliation gonflait le désir de Stella, et l’idée que ses collègues pourraient se réveiller à n’importe quel moment, que certaines l’observaient peut-être déjà, ne faisait qu’ajouter à son excitation.

« À qui pensais-tu en te branlant ?

— Je pensais à vous, sergente. »

Spontanément, ce petit morceau de vérité lui avait semblé la meilleure réponse.

« Ma foi, je suis presque flattée. Tu aimes ce que je te fais ? »

De ses doigts couverts de salive, Rhys attrapa un mamelon et le pinça, le tordit, cruellement, de la manière exacte dont Stella avait usée sur elle quelques jours à peine auparavant. La douleur aiguë repoussa un moment l’orgasme qui se bâtissait en elle, mais Rhys avait aussi activé ses caresses. « Réponds !

— Oui, j’aime ça. »

Comme pour la punir, Rhys cessa à la fois la torture et les caresses.

« Tu es de loin la plus grosse salope que j’ai rencontrée de toute ma vie. »

Stella baissa les yeux. Ce que Rhys venait de lui dire était l’absolue vérité. Stella se détestait et détestait ses désirs conquérants.

« Aujourd’hui, tu devais avoir congé d’entraînement pour participer à un programme de recherche. Je n’ai pas besoin de te demander comment tu as obtenu ce traitement de faveur. Sauf qu’il n’y a pas de privilégiées avec moi. C’est pour ça que je suis venue te réveiller plus tôt que les autres. Tu vas profiter d’une petite séance privée, comme ça tu n’auras pas de retard sur le groupe. Remets-toi à quatre pattes et suis-moi. »

Stella déposa une nouvelle fois ses genoux sur le ciment peint du dortoir. Rhys sortit d’un pas rapide, et Stella devait déployer des efforts considérables pour arriver à la suivre. Elle mettait le plus de poids possible sur ses pieds pour atténuer la douleur. Ils marchèrent le long d’un corridor interminable. Stella savait que l’endroit regorgeait de caméras de sécurité. En ce moment même, un fantassin pouvait l’observer sur ses écrans, admirer ses seins qui ballottaient au rythme de ses pas maladroits ou sa croupe complètement exposée. Le désir et la honte étaient écrasants. Elle se retenait de supplier Rhys de la caresser encore juste là, sur le plancher.

« Je comptais te faire courir un peu, mais tu sembles dans de si bonnes dispositions que je vais te laisser essayer les simulateurs. Tu vas avoir un peu d’avance sur tes collègues. »

Elles entrèrent toutes les deux dans la salle de simulateurs. En relevant un peu la tête, Stella put voir qu’il y en avait une vingtaine, disposés en deux rangées. Il y avait peu à voir : un siège, des étriers, les manettes de tir et, bien entendu, le manche, ce truc énorme et noir qui remplaçait le pistil. Malgré son appréhension, Stella éprouvait le besoin de le sentir en elle. Jamais elle ne s’était sentie aussi complètement humiliée, avilie.

« Garde-à-vous ! »

Stella se releva péniblement. Son dos se déplia avec peine. Rhys observa avec satisfaction ses genoux meurtris. « Ouvre les jambes. »

Elle glissa trois doigts d’emblée, puis quatre, de plus en plus profondément.

« Une chose est certaine : tu n’auras pas de mal à prendre le manche. Serre-moi, maintenant. »

Stella contracta le plus possible les muscles de son pelvis.

« Aucun doute: tu es prête. Pas étonnant. Une salope comme toi a dû s’entraîner nuit et jour. »

Stella eut un sursaut soudain, inattendu, qui lui coupa le souffle. Pouvait-on qualifier cette sensation d’orgasme ? C’était le terme le plus proche. Un tout petit orgasme, court et brutal comme une secousse électrique.

« Quand je te traite de salope, je me sens mal pour toutes les autres salopes. “Salope” n’est pas un terme assez fort pour toi. »

Les insultes de Rhys glissaient sur Stella, agréables comme de l’eau chaude. Elle ne pouvait plus rester droite, les sensations étranges qui l’envahissaient la tordaient dans tous les sens. C’était viscéral, poignant, très loin du plaisir tout autant que de la douleur. Avec ses quatre heures de sommeil, Stella n’avait pas la force de supporter ce tsunami. Elle s’écroula, se coucha sur le dos, sans comprendre comment Rhys arrivait à ne pas la lâcher.

« Pendant la permission, tu es allée à une petite soirée avec le colonel, n’est-ce pas ? Tu t’es bien amusée. »

Rhys ne retenait plus sa fureur. Elle pinça Stella comme dans le dortoir, mais plus fort, avec plus de rage est de haine. Stella se sentait soulagée. Elle n’avait plus à se cacher, maintenant. Que la Rhys la punisse, elle l’avait bien mérité.

« Tu as eu bien du plaisir. Je t’ai fait couiner. Et tout le monde te regardait jouir pendant que je bouffais ta chatte sucrée de mutante. Mon tour, maintenant. »

Rhys releva d’un coup sa jupe. Elle déposa sa fente sur la bouche de Stella. Elle était ferme et sèche comme le désert. La sergente n’éprouvait aucun désir; tout n’était que vengeance. Sans hésiter, Stella sortit la langue. Rhys retira sa main.
« Allez, lèche-moi. Mieux que ça. Plus fort. »

Stella avait beaucoup de mal à obéir. Rhys se pressait si fort contre son visage qu’elle ne respirait qu’à peine.

« Je suis trop bonne avec toi. Tu aimes ce que je te fais. Tu aimes me manger. Tu ne pensais qu’à ça, depuis l’autre soir. Et quand elle me fouettait ? Tu te touchais pendant ce temps ? C’était à ça que tu pensais tout à l’heure ? »

La chatte de Rhys était dure comme de la brique, mais douce comme du satin. Elle l’agitait si brutalement sur le visage de Stella que celle-ci eut un mal à trouver son clitoris, petit bouton d’acier coincé entre des lèvres impitoyables. C’était comme le ventre de Craggs: presque tout en muscle. Cela goûtait à peine la sueur. Stella se mit à la fouiller de plus belle, avec bonne volonté, pour arracher à Rhys un petit bout de plaisir. C’était la moindre des choses.

« Tu aimes ça. Tu aimes beaucoup trop ça. Je te gâte, ma salope. »

Rhys savait trouver les bons mots. Sans s’en rendre compte, Stella ouvrit grand ses jambes, comme pour inviter la sergente à la caresser. Elle sentit au contraire une gifle cruelle sur ses lèvres gonflées. Le coup se répercutant dans son ventre et faillit lui couper le souffle. Elle avait l’impression que ses lèvres allaient enfler, mais la douleur disparut en une seconde à peine. Rhys la frappa encore et encore. Chaque coup était plus douloureux que le précédent, mais Stella finit par s’y habituer. Elle ne s’interrompait plus de lécher sa tortionnaire. Elle s’efforçait de combattre le réflexe qui lui disait de fermer les jambes. La main de Rhys heurtait une chair de plus en plus intime, alors que le sexe de Stella s’ouvrit sous l’effet de l’excitation.

« Tu es toute mouillée. C’est toi qu’il aurait dû faire fouetter. Tu aurais aimé ça. »

Oui, Stella aurait aimé ça. Sans trop vouloir l’admettre, elle s’était souvent imaginée attachée, exposée à tous, puis labourée par le fouet, sans même savoir où il frapperait ensuite. Rhys la perçait à jour.

« Assez! Tu t’y prends comme un manche. Je n’arriverais pas à jouir même si tu y mettais la journée. »

Rhys se releva. À aucun moment elle n’avait même frémit.

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