Si vous voulez me faire plaisir…

Dites-moi que vous avez aimé mes histoires.

Mais dites m’en plus.

Dites-moi qu’elles vous ont excité. Je n’écris pas de l’érotique pour que les lecteurs restent de marbre.

Dites-moi que les scènes de sexe, même s’il y en avait beaucoup, faisaient avancer l’histoire. Parce que j’en ai assez de lire des histoire où le sexe est anodin, sans conséquence. Un contact sexuel devrait laisser plus de traces qu’une simple conversation. Dites-moi que vous avez passé un bon moment à les lire, mais que ce n’était pas du remplissage.

Et merci à tous ceux et celles qui me l’ont déjà dit 😉

photo credit: madamepsychosis cc

Faut-il (enfin) brûler Sade ? | Le ticket de Metro d’Ovidie

Je suis régulièrement le blogue d’Ovidie, ancienne actrice porno française. Je ne la connais pas par sa carrière d’Actrice, mais son blogue est toujours une belle source de réflexion.

Ici, elle nous livre un intéressant point de vue sur le marquis de Sade, et sur la censure en général. C’est lucide, c’est direct et j’aime beaucoup.

En gros: non à Sade et non à la censure. Mais ne vous privez pas du plaisir de la lire.

Faut-il (enfin) brûler Sade ? | Le ticket de Metro d’Ovidie.

Serment de virginité

J’i lu aujourd’hui le témoignage émouvant d’une femme qui regrette d’avoir gardé sa fidélité jusqu’à son mariage. Je n’hésite pas à le partager parce que je sais que, chez beaucoup de femmes, cette rhétorique de la virginité cause beaucoup de mal. J’ai des amies qui regrettent ouvertement de ne pas s’être «gardées». Voici un coup d’œil sur l’autre côté de la médaille.

Un extrait:

Quand je suis rentrée chez moi, je ne pouvais regarder personne dans les yeux. Tout le monde savait que j’avais perdu ma virginité. Mes parents, mon église, mes amis, mes collègues. Ils savaient tous que j’étais souillée. Je n’avais plus rien de spécial. Ma virginité était devenue une part de ma personnalité si essentielle que je ne savais plus qui j’étais sans elle.

Ça ne s’est pas arrangé. J’évitais de me déshabiller en face de mon mari. J’essayais de ne pas l’embrasser trop souvent ou avec trop de tendresse pour ne pas l’inviter à plus. Je redoutais l’heure d’aller au lit. Peut-être qu’il aurait eu envie de sexe.

Quand c’était le cas, je m’exécutais. Je ne souhaitais rien de plus que de le rendre heureux parce que je l’aimais tellement et parce qu’il m’avait été enseigné qu’il était de mon devoir de satisfaire ses besoins. Mais je détestais le sexe. Parfois, je m’endormais en pleurant parce que voulais aimer ça, parce que c’était injuste. J’avais tout fait comme il fallait. J’avais prêté serment et ne l’avais pas trahi. Où était le mariage béni qui m’avait été promis ?

J’ai laissé la situation continuer comme ça pendant au moins deux ans avant de m’effondrer. Je ne pouvais simplement plus faire comme si de rien n’était. J’ai tout dit à mon mari. Mon mari féministe qui était horrifié que j’ai pu le laisser me toucher quand je ne le voulais pas. Il m’a fait promettre de ne plus jamais faire ce dont je n’avais pas envie. Nous avons cessé toute relation sexuelle. Il m’a encouragée à voir un psychologue et j’ai suivi son conseil. Ce fut le premier pas d’un long voyage vers la guérison.

 Le lien vers l’article.

 

La honte

La honte est un des thèmes principaux de ma série de science-fiction érotique Bio Super Élite.

Pour ceux qui n’ont pas encore lu (et qui veulent s’y mettre), le premier épisode, L’Examen médical, est gratuit. Pour résumer, le personnage principal, la jeune Stella, est excitée par l’humiliation. Être exposée à la vue de tous, soumise à des pratiques dégradantes, l’excite au plus haut point. Et, bien entendu, elle se sent anormale de couver de tels désirs.

Stella n’est pas entièrement un personnage fictif. Il y a beaucoup de moi en elle. Bien sûr, c’est probablement vrai de tous mes personnages, mais il y a une raison pour laquelle Stella est le personnage central.

J’ai aussi jeté les bases d’une autre série, cette fois-ci en fantastique et impliquant des vampires. Je ne sais pas si cette série verra le jour. Les ventes sont bonnes, mais pas assez pour me permettre de quitter mon emploi et travailler à temps plein sur mes séries. Reste que, là encore, la honte est la principale thématique.

Alors que j’étais à l’école secondaire, nous avons reçu la visite d’une militante antipornographie. Je devais avoir seize ans à l’époque, ce qui est bien assez vieux pour connaître les désirs et les fantasmes. J’avais déjà commencé à écrire de courtes histoires, juste pour moi. Je les trouvais monstrueuses et je les cachais avec beaucoup d’ingéniosité, très honteuse que cela puisse sortir de moi. Mais je le ressortais souvent, toute excitée par ma propre prose et par ce sentiment de braver un interdit.

Cette militante, donc, ne s’embarrassait pas de détails. Plusieurs affirmations s’enchaînaient à l’emporte-pièce, parfois vraies, parfois fausses, avec beaucoup d’exagération et des généralisations excessives. Les femmes qui posaient nues étaient forcées, liées au crime organisé, droguées. La pornographie était plus ou moins une tentative consciente et concertée d’industrialiser le viol.

Ce discours ne déclenchait en moi ni passion ni révolte. J’étais plutôt d’accord, en fait. Que la pornographie lance une image dégradante de la femme, ça me semblait évident. D’autant qu’à cette époque pré-internet, le choix en matière de porno était inexistant. C’était le mainsteam, les poses affectées, les scènes stéréotypée gros-seins-petits-culs et la succession des trois trous.  Je trouvais les garçons bizarres de s’y intéresser. J’ai pris pour argent comptant à peu près tout ce qu’elle disait. Certaines images me causèrent une grosse impression. Celle de la femme découpée en morceaux à coup d’épée devant les caméras en particulier, racontée comme un fait avéré et dont je n’ai jamais trouvé la moindre trace depuis.

Cependant, avec la conférence venait une série de diapositives. Des images résolument pornographiques. Pas d’accouplements, mais les poses dégradantes habituelles, rien pour me frapper. L’une d’elle, cependant, me marqua.

Une femme nue, de face, arborait un grand sourire. Ses mamelons étaient serrés par des pinces. Je ne me souviens plus s’il y avait une chaîne entre elles. Ce que je sais, c’est que je me suis tout de suite imaginé être cette femme. Elle semblait bien. épanouie, libre. Et tout ça, la liberté qu’apportait le fait d’être nue devant un public, exposée, de supporter la douleur pour le plaisir d’un autre, que j’imaginais beau et fort, ça m’a frappé. Juste là, dans la classe, devant cette militante intransigeante. Et juste là, comme ça, elle donna cette photo comme exemple de dégradation ultime aux plaisirs masculins.

Je devais être anormale. Pire. On peut accepter la perversité, mais mes désirs à moi dégradaient la femme, me réduisaient à être un objet.

Bien sûr, chez moi, je me suis retrouvé devant mes histoires. J’aurais voulu les ranger, les enfouir, à défaut de les détruire. Cette prose, je la considérais monstrueuse. C’est ce que je pense encore aujourd’hui. Tout ça allait beaucoup plus loin que mes écrits actuels, aussi extrêmes puissent-ils sembler. Mais je ne pouvais pas me libérer de ces textes et des images que je griffonnais pour les accompagner. Il me semblait impossible de partager mes fantasmes morbides avec un homme un jour.

Maintenant que je me suis réconciliée avec mes fantasmes, ce qui m’enrage le plus c’est que cette manière de vouer certains désirs à une sorte d’interdit m’a véritablement transformée en une sorte d’objet sexuel. Avec mes copains successifs, pendant longtemps, je devais m’employer à satisfaire leurs désirs, puisque les miens étaient anormaux et dégradants. Ce n’est que tard dans la vingtaine que j’ai pu rencontrer un homme pour qui je ressentais une confiance suffisante pour affirmer mes désirs. Encore a-t-il fallu que je les accepte moi-même.

  • Ils ont lu…

    Pour ce deuxième tome, je suis resté sous le charme de la plume d’Annie May et de son érotisme sans concession. L’histoire est toujours aussi séduisante, tant par son originalité, son audace et son style simple mais efficace. C’est de nouveau dans l’impatience que j’attends le troisième volet de cette suave saga.
    La plume de l’auteure est telle qu’elle nous entraîne à chaque page dans un délice d’émotion et de fantasme qui nous laisse des soupirs rêveur. Il y a très peu d’auteurs de nouvelles érotiques qui arrivent à me combler, mais Annie May, elle a tout en sa faveur, l’écriture, l’imagination, tout. Je vous conseille vivement cette saga !
    Dès les premières pages, nous sommes plongés dans l’ambiance particulière de ce contexte. L’érotisme est un fil rouge puissant, sans concession, natif sans doute des fantasmes de l’auteure. le style est simple, limpide, jamais vulgaire sans toutefois faire de concession à la pudibonderie. J’avoue, c’est vraiment bien écrit, puissant, vibrant. L’érotisme reste très féminin, ce qui lui donne une dimension supplémentaire, faite de force mêlée à la douceur. C’est dans l’exhibition, au coeur de la ca…
    Ce quatrième épisode repart de plus belle. L’érotisme gagne en puissance et dans le même temps, on est bien recadrer dans le future et l’anticipation. Ce mélange de science-fiction et d’érotisme est un vrai bonheur. On frise le délire, c’est suave à souhait et le style est toujours aussi fluide (à l’image du corps de Stella). L’histoire est relancée, pas de lassitude et toujours l’impatience de découvrir la suite des mésaventures et aventures de la belle Stella. Un vrai bonheur de lecture, ce…
    Les scènes érotiques présentes ne peuvent que nous donner envie tant elles sont bien décrites. Ici, aucune vulgarité déplacée, et l’auteure a su toucher le point sensible de ses lecteurs pour leur donner le plaisir de lire.
    S’il est vrai que le genre, incitant les auteurs à des exploits d’imaginations comme peu d’autres, se prête facilement à accueillir les fantasmes en général, Annie May en a trouvé un qui lui permet de propulser le lecteur, toujours près de perdre son souffle au milieu d’un tourbillon des plus sensuels, dans une suite de scènes qui ne laissent rien à désirer aux plus affamés.
    L’imagination débordante de l’auteur nous livre encore une fois un épisode brûlant, sensuel, suave, d’un érotisme puissant.
    Il faut constater que l’assiduité et l’expérience croissante de l’auteure la rendent capable de conférer une telle intensité aux aventures scabreuses de sa protagoniste qu’il lui suffit de quelques mots savamment dosés pour hypnotiser ses lecteurs.
    Annie May continue donc de me séduire avec sa plume et son style érotique particulier. Un genre mélangeant l’excitation du lecteur avec celui des personnages et la science-fiction. Je peux vous assurer que j’ai hâte de lire la suite de cette série qui ne me laisse pas de marbre, bien loin de là.