Un extrait de Bio S.E. s1e3 «Mon Colonel»

J’ai terminé les ajouts demandés par mon éditeur sur le troisième épisode de ma série. Il devrait s’intituler «Mon Colonel», mais il ne faut présumer de rien. Les ajouts au deuxième épisode sont venus avec un nouveau titre, après tout.

Je ne peux pas encore dire quand ce troisième épisode sera publié. Il doit d’abord être révisé, je n’ai pas encore vu de page couverture et il y a ensuite la correction et la révision d’épreuve… La seule manière de connaître avec exactitude le moment de la sortie (et de payer moins cher que tout le monde) est encore de vous abonner à la mailing list des Chemins Secrets.

En attendant, voici un petit extrait. Très très sage, dans un épisode assez explicite. Comme d’habitude, il n’est ni édité, ni corrigé, alors je vous demande d’être indulgents.

Stella retira ses vêtements, les plia soigneusement et se coucha entre les draps rugueux de son lit. Bientôt, elle s’assoupit malgré ses inquiétudes. Elle n’était qu’à moitié endormie quand les rêves vinrent l’assaillir. Elle les accueillit sans lutte. Elle contempla sans étonnement son corps nu et blanc duquel toute marque avait disparue. Martin était devant elle.
Il avait changé. Il n’avait plus cet air vicieux qu’elle lui connaissait. Il la regardait avec envie, certes, mais aussi avec admiration.
Ne tombe pas amoureux de moi, Martin, mon cœur appartient à un autre.
Elle ne savait pas qui était cet autre au juste. Malgré cette protestation, elle sentait que Martin l’attirait irrésistiblement, avec son torse nu et ses épaules solides. Sans hésiter, il l’attira contre elle, pressant ses mains fortes contre le creux de son dos. Elle le repoussa à demi.
« Du calme. As-tu fais ce que je t’ai demandé?
— J’ai une copie de ton examen médical. Tu as passé avec les honneurs. »
Elle savait ce que cela signifiait. Elle avait promis que, contre ce document, il pourrait la prendre tout entière; elle devait maintenant tenir sa part du marché. Cette constatation arriva comme un soulagement. Elle n’aurait pas voulu s’éloigner de lui, s’arracher à ce contact réconfortant. Elle déposa sa tête sur le torse du soldat et fit glisser ses mains sur ses hanches, puis en arrière. Elle agrippa ses fesses et s’appuya contre son corps. Son membre en érection était prisonnier entre leurs ventres, dur et fier, mais sans impatience. Le soldat déposait sur son cou une pluie de baisers légers qui causaient à Stella des frissons comme autant de petits flocons de neige. Elle respira profondément, juste pour que ses seins se pressent plus forts contre lui, pour que leurs peaux se frottent dans une sorte de grande caresse. Quand elle leva la tête pour accueillir sa bouche, elle vit que c’était le colonel qu’elle tenait contre elle.
Les mains grandes et fortes de Craggs s’enfonçaient dans son dos, l’attirant à lui encore plus étroitement. L’embrasser à pleine bouche était comme boire à une source chaude. Sa salive avait le goût suave et l’effet enivrant du nectar d’Orion. Leurs deux bouches jouaient ensemble, incapables de se séparer plus d’une seconde, espiègles et amoureuses. Et, juste au moment où Stella cherchait un moyen de prendre le colonel en elle sans séparer leurs lèvres, elle sentit ses mains agripper ses cuisses et, sans effort, la soulever doucement, jusqu’à pouvoir la prendre sur place.
Stella avait toujours aimé le sexe des songes. Rien de sale, de compliqué ou même de fatiguant. Tout glissait tout seul, elle n’avait rien à expliquer. Pas de douleur non plus, même fugace. Bien sûr, il manquait les odeurs âcres et enivrantes de la sueur et la jouissance conquérante qu’elle ressentait parfois — le réel avait ses avantages. Tout de même, si elle avait eu à choisir, elle aurait prit l’étreinte tranquille et parfaite du rêve. D’autant que c’était la seule qui pouvait lui offrir une escapade avec le colonel Craggs.
Une douleur fugace à l’entrejambe la réveilla en sursaut.
Elle se redressa brusquement, s’attendant presque à voir l’interne lui prodiguer ses attouchements. Mais elle était toujours seule dans le grand dortoir. C’était elle qui, machinalement, avait entrepris de se caresser dans son demi-sommeil. Ses draps avaient glissé sur le côté; quelqu’un qui serait entre à ce moment-là n’aurait rien manqué du spectacle. Alors elle remarqua les caméras fixées à chaque coin du dortoir. Elle avait peut-être été vue, ou même enregistrée. Honteuse, elle se hâta de se rhabiller et se leva. Elle voulait sortir de là au plus vite.

Voilà. J’ai très hâte de voir l’accueil qui sera réservé à cet épisode. L’histoire fera un grand bon en avant, mais la concentration en scène de sexe est beaucoup plus faible que dans les deux premiers. Faut dire qu’il y a de la marge 😉 Comme le titre l’indique, la relation entre Stella et le colonel Craggs va commencer à s’approfondir…

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